Lundi 2 juin 2008

Comme prévu, mon frangin gougeât est venu de Nouille Orc avec sa jolie potiche.

Rien n'a changé : je suis toujours contente de les voir arriver, et encore plus contente de les voir repartir.

Un océan entre eux et moi, c'est au moins ce qu'il faut pour éviter qu'on s'embrouille.

L'Amérique, ça rend obèse et con. Et mon frère confirme ce fait.

Il avait déjà un bon gros potentiel de connerie faut dire...

 

Bref, dans ses trois jours de connerie intensive, mon frère a quand même eu le temps de faire un truc bien.

Il a profité de son détour par Cannes après Venise-en-amoureux pour honorer une promesse faite à ma grand-mère paternelle avant qu'elle ne meure.

Il s'est rendu sur les lieux de son enfance, à Eze.

 

 

Simone, elle est née avant la guerre. Avant la première guerre.

Et elle était pupille de la nation parce qu'elle n'a jamais connu son père, "mort pour la patrie" comme on dit.

Pour ce qui restait de sa famille, la mère de Simone, Rose et Gaston, qui était petite main chez Lanvin, a dû prendre un emploi de femme de chambre sur un transatlantique.

modistes

Et laisser ses enfants obtenir le soutien matériel de l'Etat.

Alors les frères et sœurs ont été séparés et placés dans des orphelinats ou des internats.

Et ma grand-mère est allée vivre à Eze.

Elle nous parlait souvent de ces innombrables escaliers, près de l'église.

Bien sur parce que c'est un petit village médiéval perché, tout croquignolet avec ces marches taillées dans le roc.

Mais aussi parce que c'est en étant poussée du haut d'un de ces escaliers qu'elle a perdu l'usage de sa jambe à l'âge de 5 ans.

Après des soins plus ou moins aléatoires chez les sœurs, elle est retournée vive à Eze.

A monter et descendre plusieurs fois par jours toutes ces marches, tous ces escaliers, handicapée d'une jambe...

Alors oui, elle s'en souvient de ces marches.

Mais elle les aime aussi, au point de nous avoir demandé d'aller penser à elle, quand elle sera morte et si l'occasion se présente, sur l'escalier près de l'église.

La prise en charge des pupilles de la nation s'arrêtant à la majorité, Simone est rentrée à Paris, et a trouvé un travail de serveuse. Et pour une handicapée, à l'époque c'était pas simple.

C'était déjà la deuxième guerre mondiale, un jeune et beau soldat venait souvent déjeuner.

Pour lui montrer qu'il lui plaisait, elle lui a offert du rab de camembert, jour après jour.

C'est dire si on maîtrise l'art de la séduction dans la famille!

Finalement, Gabriel l'a emmenée danser, et avant la fin de la guerre, elle était marié et enceinte.

robe Jeanne Lanvin

 

Mais il a été fait prisonnier et envoyé dans un camp en Allemagne.

Et l'enfant est né, sans voir son père pendant près de 2 ans.

Gabriel avait emmené Simone vivre dans sa campagne natale, près de Beauvais.

Là bas, on pouvait cultiver son manger pour ne pas trop en manquer.

A la libération des camps, Gabriel est rentré, malade et abîmé. Il a pris un travail de garde-barrière pour donner un toit à la famille qui s'agrandissait.

Une handicapée et un malade, ça roule pas sur l'or, alors les enfants ont grandi en aidant à récolter les patates dans les champs, après l'école.


 

Malheureusement, ils n'étaient pas en très bonne santé non plus.

Enfant, mon oncle, presque aveugle, a été opéré plusieurs fois des yeux. Et la chirurgie ophtalmologique dans l'immédiate après guerre, c'était une boucherie sans nom hein, on est bien d'accord... Il a été obligé de rester enfermé un mois, dans l'obscurité totale, dans une pièce capitonnée, à se taper la tête contre les murs pour supporter la douleur.

 

A 7 ans, mon père a été victime d'un accident domestique : laissé seul à la maison par ma grand-mère, occupée aux champs, il jouait avec une brosse pleine de cheveux. Il s'est approché du fourneau, la brosse, ses vêtements et ses cheveux ont pris feu.

Grand brûlé, passé pas loin de la mort, et douleurs atroces.

Gabriel n'a jamais vraiment réussi à pardonner l'accident à Simone.

Elle s'est pourtant sacrifiée en subissant plus de prélèvements de peau qu'il n'était raisonnable sur sa jambe invalide.

C'est ce qui a sauvé mon père. Mais il a quand même passé plusieurs années à l'hôpital, sans pouvoir aller à l'école.

robe Lanvin

 

Bien plus tard, Gabriel a payé d'avoir respiré l'air vicié des camps et les retombées de charbon des locomotives à vapeur. Il a été mis sous oxygène 24/7.

Attaché à sa bonbonne par un tube comme un chien à sa niche. Il était déjà bougon et colérique, ça l'a rendu franchement acariâtre.

Et la jambe de Simone a fait des siennes, l'empêchant de marcher presque totalement.

Mais comme ça, elle pouvait rester près de lui, parce qu'elle l'aimait profondément, même bougon, colérique et invivable.

Et ils étaient sacrément heureux avec des enfants et des petits enfants désormais en bonne santé, à vivre dans la ferme qui avait vu naître Gabriel, dans la campagne du Beauvaisis.

 

C'est la femme qui m'a élevée et j'aurais voulu moi aussi pouvoir aller sur les escaliers près de l'église pour penser à elle.

On n'a qu'à dire qu'on y est, sur ces marches, hein...

par Nama publié dans : Hystérologie
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Dimanche 1 juin 2008
A part quand je les rencontre pour la première fois sur mon palier, à moitié à poil, j'ai de la chance avec mes voisins.

Ils sont morts, en maison de retraite, ou jeunes couples sympas de profs avec enfants en bas âges.

Mon plancher s'effondre chez eux (leur plafond) et c'est mon proprio qu'ils font chier, pas moi...

La gouttière de l'immeuble s'écoule directement dans mon mur, je les préviens, ils paniquent même pas, et me demandent même des nouvelles du dégât des eaux de temps en temps...

Bien quoi.


Jusqu'à hier après midi.

 

C'était mon après midi Conchita, j'ai fait le ménache.

Oui, ça m'arrive.

Et oui c'est palpitant.

Même que je lave mon sol et que je vide mes poubelles une fois de temps en temps !

Enfin comme j'ai pas fait ça dans cet ordre précisément, j'avais la serpillère dans la main et le sac poubelle dans l'entrée.

Donc, j'ai sorti la poubelle sur le palier.

Et j'ai continué à lessiver.

Tant et si bien que je me suis collée mal au dos, et que je me suis accordée un thé sur un tas de coussins en récompense.

Au milieu de ce petit moment de volupté, j'attrape une crise cardiaque au son de la sonnette maudite et inattendue.

Inquiète, je me précipite.

Koitèsse à cette heure-ci ? Une visite surprise ? Le retour de relou-man ? La police qui vient m'arrêter ? La fin du monde ? Qui donc ose venir ainsi troubler mon repos ?

 

Mon voisin du dessus, accompagné d'un mini lui, mais avec des cheveux blonds et surement encore une couche.

Me voilà bien étonnée.

« Oui ? C'est pour quoi ? » Que je lui demande.

« Ouais, salut, ça va ? En fait, on voulait te demander de descende ta poubelle là... »

Mi-outrée mi-consternée, je comprends pas bien, et je regarde à mes pieds.

Haaaa ouééééé, la poubelle !

J'essaye d'expliquer : « oui, bon, lavé par terre, poubelle sur le palier, oublié, c'est pas la mort... »

« Oué, je sais je t'ai vu partir ce matin avec les grandes eaux. »

Je m'interroge toujours sur le sens de cette phrase : d'abord parce que je n'ai croisé personne en partant ce matin, et ensuite parce que j'avais rien d'autre que mon sac à main...

Mais il continue :

« Oui, non mais bon, là faudrait vraiment que tu la descende l'odeur monte jusqu'au 4ème c'est pas possible. »


Quouuuuâââââââ ?

Nan mais ça va pas la tête ?

C'est la poubelle de mon BUREAU !


Y'a que du papier, du brouillon et éventuellement un tube de colle vide dedans !

D'où que c'est ma poubelle qui pue et pas les couches pleines de merde de ton fils ?

Genre je laisse sur le palier des sacs poubelles avec des petits morceaux de bébés morts ou de croquignolets animaux décapités dedans !

Genre je suis la crado de l'immeuble et les voisins sont obligés de sonner à ma porte pour me demander de descendre mes poubelles...


 

 

J'étais tellement indignée que j'ai rien dit et que j'ai descendu ma poubelle.

J'étais bien énervé aussi, mais je me disais que c'était pas grave, que le monsieur était resté courtois, et qu'il y avait peut être des gens très très gênés à la vue d'un sac rempli de papier abandonné négligemment sur un paillasson...


 

 

Et ce matin, c'est la voix suraigüe du merdeux à boucles blondes qui me tire du sommeil.

Sur le palier, il beuglait :

« Séééééé làààààà l'étage de Namââââ ?

Sé booooooonnn, a sorti poubelle qui puuuuuuuuuue ? »


 

Alors maintenant, oui, j'envisage de laisser sur LEUR paillasson des sacs poubelles qui puent :

la litière du chat, la carcasse faisandée du pigeon qui habite dans la cour, le reste de mon curry thaï...

C'est les bébés morts qui vont être difficiles à se procurer...


Des idées à me suggérer ?

par Nama publié dans : Hystérologie
ajouter un commentaire commentaires (7)    recommander
Mercredi 28 mai 2008

Hier matin, 9 heure moins cinq.

J'étais tranquillement en train de siroter un thé en essayant de me motiver pour une journée de boulot affriolante.

 

9 heures.

Quand faut y aller, faut y aller...

 

9h02

Je croise une collègue qui m'annonce qu'une de mes élèves a vomi partout.

Chouette je me dis, une belle journée qui commence, dans le vomi et la bile !

9h03

Je vois de quelle élève il s'agit, parce qu'elle est entourée de mares de vomi tout blanc (de rien, les détails, c'est gratuit).

Et je me demande bien ce qu'elle a pu manger...

Et je me demande encore plus pourquoi ces moutons d'élèves sont aussi bien rangés et ont même pas l'air de remarquer qu'ils ont les pieds dans le vomi d'enfant...

Et je regarde la petite fille, et je me dis que y'a comme un gros problème.

Elle est toute pale alors qu'elle vient de la France des Caraïbes, et quand je lui prends la main, je remarque qu'elle tient à peine debout.

On a mis en place une scolarisation particulière pour ce Petit Lézard, parce qu'elle souffre de migraines fulgurantes.

Oui, ma classe est un vrai zoo, alors je les ai tous affublés de surnoms d'animaux ridicules...

Et ils adorent...

C'est con des enfants...

Bref, pour elle, j'ai tout un protocole à suivre en cas de crise, relaxation et médocs, et il est convenu qu'au cas où elle a mal au point d'en vomir (oué ça arrive régulièrement, elle aussi elle a trop de chance), j'appelle sa maman qui l'emmène en consult ; spécialisée à l‘hôpital pour enfants où elle est suivie depuis ses 2 ans.

Des antécédents donc.

J'abandonne a classe aux bons soins d'une collègue et j'emmène le Petit Lézard dans le bureau pour qu'on appelle sa mère et que je puisse la surveiller.

Sauf que bizarrement, j'arrive à joindre ni sa mère ni son père (c'est bien la première fois, c'est forcément exprès)...

Et tout à coup, la petite fille arrête de geindre et se plaindre du mal de tête.

Et pis elle a les yeux qui se révulsent et perd connaissance...

Trop tard pour les parents, j'appelle le 15.

Ne pas paniquer, patienter au bout du fil, ne pas paniquer, parler à la gamine pour la garder éveillée, ne pas paniquer, ah ben c'est pas trop tôt, oui monsieur c'est urgent, non ça va je panique pas, oui d'accord, vous avez envoyé les pompiers, ok, ça va aller, oui oui je continue à lui parler et à la garder éveillée...

 

Ben ces couillons de pompiers, ils ont bien mis 20 minutes à arriver !

Et pendant ce temps, l'état de la gamine empirait à chaque seconde :

Elle arrivait plus à me parler, elle arrivait plus à serrer ma main, elle partait dans les vapes plus vite et plus souvent, et elle a fini par convulser...

Super, un remake de l‘exorciste rien que pour moi !

Dans ces moments là, c'est toi l'adulte, c'est toi qui dois gérer, c'est toi qui dois rester d'un calme olympien pour pas stresser la gamine encore plus...

Sauf que dedans ma tête, y'avait mon moi qui moulinait des bras en hurlant « elle va mouriiiiiiiiiir, elle va mouriiiiiiiiiiiiiiiir, au secouuuuuuuuuuuuuuuurs !!!!! »

Paraît que ça c'est même pas vu et que j'avais l'air de savoir exactement ce que je faisais...

Tant mieux hein...

 

Bref, les pompiers sont enfin arrivés.

C'est pas forcément grand un pompier, que j'ai constaté.

Pas forcément beau ou intelligent non plus...

Et puis ils ont pas ri aux blagues pourries que je faisais pour détendre le Petit Lézard qu'ils m'avaient immédiatement mis sous oxygène...

En plus d'être nuls, cette bande de pompiers là est restée perplexe bien longtemps, à pas trop comprendre ce qui arrivait à mon Petit Lézard.

Et puis la maman est arrivée, elle aussi a fait genre je suis cale mais je mouline des bras intérieurement.

On s'est reconnues toutes les deux.

 

Finalement, tout ce petit monde est parti à l'hôpital toutes sirènes hurlantes, parce qu'ils hésitaient entre une méningite, une migraine très très bizarre, et une crise d'épilepsie.

Et moi chuis restée là, bras ballants dans le bureau, et tout la panique a eu le droit d'arriver jusqu'à moi une fois tout le monde parti.

Et puis il a fallu que je monte rassurer le reste de ma classe, leur apprendre à lire, à écrire et à compter comme si la journée avait commencé normalement...

            De ce que j'en sais, le Petit lézard est encore à l'hôpital. Ils ont tranché pour une migraine puissance mille.

Et rien n'arrive à calmer la douleur...

 

par Nama publié dans : Tautologie communauté : La communauté pédagogique
ajouter un commentaire commentaires (13)    recommander
Dimanche 25 mai 2008

Pour finir avec cette histoire, et en attendant les prochains rebondissements, voilà quelques extraits du dernier courrier que m'a adressé la maman d'élève qui me veut me poursuivre en justice.

C'est en lisant ça que j'ai compris qu'elle était vraiment sérieuse et vraiment atteinte.

Elle est juste à deux doigts de l'insulte, et ça m'a fait beaucoup moins rire d'un coup...

Vous notterez l'usage absolument hystérique de la virgule, et les fautes d'orthographe, ça doit être parce qu'elle est très énervée.

 

A l'attention de Mr le Directeur et Melle Nama

Compte tenu, de l'incident du vendredi 16 mai et des répercutions néfastes qui ont été préjudiciables à A.

_ Elle n'a pû se rendre à son rdv d'Orthophonie d'une part, ni à son rdv chez le Psy d'autre part. En effet, j'ai téléphoné au nouveau (Psy Pedo Psychiatre) que nous devions rencontré pour la 1ère fois ce même vendredi.

_ En lui expliquant ce qui s'était passé le matin à l'école, et par apport à l'état de ma fille Docteur B a juger préférable de reporter le rdv au vendredi prochain. Selon lui, ce n'était pas le moment approprié pour une 1ère prise de contact. Il a été préconisé, également, que je garde à la maison A samedi matin.

Tiens, c'est marrant, j'aurai cru qu'un psy pouvait être utile en cas de « crise d'angoisse et d'hystérie » comme elle dit...

Suite à l'appel de Melle Nama à mon domicile, qui après mon appel à Monsieur le Directeur, et avoir récupéré ma fille afin de connaître la raison de la punition. Monsieur le Directeur m'a transmis clairement, que la raison de la punition était suite au fait, que ma fille aurait insulté un élève !

Melle Nama me dit ensuite que la raison donné à son supérieur hiérarchique n'était pas la raison. Un mensonge !

Ben voilà traite-moi de menteuse, fais toi plaisir...

Sache que le directeur d'école n'est pas le supérieur hiérarchique des enseignants de l'école.

Sache aussi que je n'ai pas à justifier mes décisions ou mes choix pédagogiques auprès de lui.

Je n'ai même pas besoin de l'en informer.

Il m'a juste entendue réprimander la gamine pour la dernière connerie qu'elle avait fait en passant devant lui...

Finalement, elle a invoqué des raisons de sécurité.

Oui, c'est vrai, le méchant lobby des enseignants fait corps pour couvrir ses brebis galeuses et m'a soufflé que je devrais changer ma version.

Ah, on me souffle aussi dans l'oreillette qu'elle n'a pas pris la peine de me demander à moi la raison de la punition, avant d'appeler inspecteurs et associations.

Donc j'ai changé de version sans qu'elle entende la première version...

Oui, évidemment, A était la seule enfant un peu trop euphorique et instable dans le rang !

Bien !

T'as qu'à remettre en cause ma gestion du groupe : c'est le bordel dans mon rang, c'est bien connu !

Les enfants se sautent à la gorge et s'insultent à tour de bras, et moi j'applaudis bien sur.

Ah, mais au fait, t'étais pas là ce matin là...

T'es forte madame, ce don de voyance, tu devrais en faire quelque chose, vraiment...

A, a effectivement reconnue que la maîtresse l'a rappelé à l'ordre plusieurs fois, comme à d'autres élèves. Ce qui prouve que ma fille est honête, qu'elle ne ment pas et sait reconnaître ses torts. De là à la punir de la sorte. Vous auriez pû m'appeler sur mon portable avant le départ. Je me serais faite un plaisir de vous accompagner.

Mais oui, bien sur, qu'on est bêtes à l'école, les enfants turbulents ou perturbés, on n'a qu'à appeler leurs parents pour qu'ils leur tiennent la main, ça règlera tout, et ça les aidera, c'est sur !

Et si ma fille représentait un réel danger A se serait faite un plaisir de tenir la main de son institutrice qu'elle aime tant ! A, fait des sorties depuis la maternelle... Elle n'a jamais représenté un danger pour elle-même, ni pour les autres. Cet « excuse » ne tient pas la « route » !

Bon, la gamine taillade ses vêtements en classe à grands coups de ciseaux, mais elle va très bien oui oui oui...

Je ne suis pas infirmière psychiatrique, je lui « tiens la main » en classe toute la journée, c'est déjà pas du gâteau (et je suis pas forée pour ça surtout), mais si je juge que la gamine n'est pas en état de se comporter correctement (suffisamment correctement pour que je puisse la gérer en plus des 22 autres quoi), je n'en prends pas la responsabilité. Point barre.

C'est pas une excuse qui tient la route, c'est mon métier.

Melle Nama, aux faits des problèmes psychologiques de mon enfant. En agissant, comme elle l'a fait, sans réfléchir aux conséquences désastreuses que sa sévère et au combien injuste, et injustifiée punition auraient sur ma fille.

Je le redis : ta fille est scolarisée dans une classe banale. On a adapté tout ce qu'on pouvait pour elle, mais il est des règles de sécurité qui sont valables pour tous.

Et ça fait partie de l'apprentissage de la vie de devoir gérer les conséquences de ses actes.

Melle Nama, pour satisfaire son égo, à une colère personnelle. En seul coup d'éclat à « foutu en l'air », tout le travail de longue haleine, des professionnels de la santé qui la prennent en charge.

Tout à fait, je me suis battue depuis septembre pour que l'enfant reçoive toutes les aides possibles, juste pour le plaisir de tout foutre en l'air à la fin et satisfaire mon égo immodéré et ma colère personnelle.

Alors qu'à la dernière réunion éducative, il a été convenu à l'Equipe Educative de renforcer une prise en charge psychologique de ma fille et que selon ses dires, A a un manque de confiance en elle. Permettez moi, d'exprimer ma colère, car il ne suffit pas de demander l'aide d'un Psy, pour les problèmes de ma fille et de la briser psychologiquement ensuite et de la remettre à nouveau dans les mains de ce dernier pour réparer les dégâts occasionner par l'Ecole. Pour ma fille l'incident est clot. Nous avons fait, tout, ce que nous pouvions durant tout le week-end, pour cela !

Ma classe est mon petit laboratoire personnel, là où je satisfais mon incommensurable égo de nazi : je brise psychologiquement les petits n'enfants pour les reconstruire à mon image après. Sauf qu'avec elle ça n'a pas marché alors je la refourgue aux psys...

Consoler ma fille, nous a amener a des actions qui viennent « contre carré » l'autorité de l'Institutrice. Elle a punit A, pour faire autorité. Nous nous venons derrière pour dire que l'institutrice a eu tort et que ce qu'elle a fait n'est pas bien ! Je ne soutiens et je n'ai jamais soutenu ma fille quand elle a tort. Et j'ai toujours donné « carte blanche » à Melle Nama pour faire valoir son autorité à l'Ecole.

Et bien sur, tu as réfléchi en faisant ça au fait que ta fille m'aimait bien comme tu le dis toi-même, et que ça peut être difficile pour elle de passer 7h par jours pendant encore 2 mois, avec une fille que tu lui interdis d'aimer...

Ah, mais j'y pense... Ca serai pas un peu ça le problème?

Tu serai pas en train de pas supporter qu'elle appécie quelq'un d'autre que toi?

Nan mais je dis ça, je dis rien...

De cette punition, il n'en restera que du mauvais pour tout le monde. Melle Nama savait  qu'elle peine et mal elle ferait à ma fille que de voir ses camarades partir en sortie sans elle, et se voir « jeter » comme un paquet de linges salles » dans une autre classe. Une sortie éducative !

Oui, je l'ai fait exprès, car je suis cruelle et j'aime faire du mal aux enfants.

D'ailleurs, elle t'as pas dit ? J'ai balancé quelques coups de pieds dans les côtes du paquet de linge sale pour faire bonne mesure et satisfaire mon égo.

Dieu merci, je repassais devant l'école et j'ai dû récupérer mon enfant. De monté, je n'accepte pas ce qui s'est passé !

C'est vrai que venir chercher son enfant à l'école parce qu'on n'accepte pas qu'il soit puni, c'est une brillante idée. Ca ravage la tête de l'enfant, mais ça montre bien qu'on n'accepte pas ce qui s'est passé.

Quand au fait que ma fille aurait insulté le petit L. Il s'est avéré qu'il en était rien. Souhaitez-vous une confrontation avec tous les protagonistes afin d'établir la vérité. Nous nous tiendrons à votre disposition.

C'est marrant comme tous les enfants qui se retrouvent face à un adulte hystérique leur hurlant des insultes et des menaces changent subitement leur version des faits...

Les choses vont devenir difficiles, ne faisant plus confiance à Melle Nama. J'espère que ma file n'en sera pas pour autant son éternelle « Bouc Emissaire ».

Mme L

Ben si, bien sur, je fait ce travail que pour pouvoir avoir des bouquets mystères, tu sais !

PS : Ce qui a été, pour nous, le plus intolérable, c'est que c'est A qui a été la victime pour le chewing-gum collé dans ses cheveux. Que l'enfant, lui, pour ce geste bien plus grave, n'a pas été puni. Et qu'à ce jour, comme Melle Nama m'avait dit que le règlement était applicable à tous. Elle n'a toujours pas mis au courant, Mme K, l'accompagnatrice, qui avait distribué les chewing-gum de cette clause de règlement.

L

Je le redis ou pas que l'histoire du chewing-gum n'a aucun rapport avec la punition de 3 jours après ?

Non hein...

Sinon, oui, je sais, ne pas punir la maman d'élève qui nous accompagnait, c'est vraiment scandaleux.

Je vais lui demander si elle veut bien copier le règlement intérieur 50 fois tiens.

Et puis franchement, ne pas punir un enfant dont la responsabilité n'est pas prouvée, c'est vraiment honteux comme principe éducatif. Les boucs émissaires, c'est tellement mieux !

Voilà, j'espère que la dame aura profité du week-end pour trouver un regain d'inspiration et m'écrire à nouveau !

C'est tellement chouette !

 

Je n'ai pas encore de nouvelles des poursuites qu'elle a engagées ; mais comme c'est trucs prennent un temps monstre, je m'attends à tout.

Et en attendant, la dame est très occupée à m'espionner tant qu'elle peut à chaque fois qu'on est dehors, à l'affut de la moindre faute.

Elle cherche aussi des témoignages auprès d'à peu près tous les parents d'élèves de ma classe comme quoi je torturerai les enfants et boirai leur sang dans des cranes de nourrissons.

Et comme elle aime se faire passer pour une victime, elle va raconter que je la harcèle à tous les autres parents d'élèves...

 

C'est pas que je prête habituellement l'oreille aux ragots de sortie d'école, et je bosse ici  depuis suffisamment longtemps pour avoir fait la preuve de mon efficacité, mêm auprès des parents, mais ça me fait quand même chier de la voir collée à la vitre à l'affut de la moindre boulette ou à persifler sous mon nez à la sortie...



She's a witch!

par Nama publié dans : Tautologie communauté : La communauté pédagogique
ajouter un commentaire commentaires (6)    recommander
Vendredi 23 mai 2008

    Oui parce qu'il faut savoir que cette belle missive, je ne m'y attendais pas trop puisqu'au moment de remettre la petite fille à sa mère, je lui ai raconté le chewing-gum, en lui expliquant bien qu'il s'agissait là d'une suite de maladresses. Je craignais sa réaction parce qu'elle est très attachée à la longue chevelure de sa fille.

Mais pour toute réponse, elle m'a assurée que ce n'était pas grave, que c'étaient des choses qui arrivent parfois. Elle m'a ensuite parlé du nouveau pédopsy.

J'en ai alors profité pour lui dire que je trouvais qu'elle n'allait pas très bien en ce moment, qu'elle avait été très indisciplinée durant la sortie et que je m'interrogeais sur sa capacité à venir à la prochaine sortie, prévue le vendredi matin.

Ce à quoi la mère a répondu qu'elle comprenait, mais qu'en ce moment sa fille dormait très mal, car depuis une semaine, la mère et sa fille ne dormaient plus dans le même lit. Forcément, après 6 ans, de lit commun, ça doit faire bizarre à la gamine. J'ai fait remarquer qu'il serait bon d'en parler au psychologue lors du prochain rendez-vous, mais que si l'enfant ne se comportait pas mieux lors des déplacements, il me semblait très difficile de l'emmener au théâtre ce vendredi.

Nous avons ensuite sereinement parlé des moyens d'enlever les chewing-gums des cheveux de sa fille.

Le vendredi matin, Mme L a attendu la mère du petit garçon au chewing-gum pour lui parler. Etant dans la cour à ce moment, je n'ai eu connaissance des ces faits que lorsque la maman de V est venue me voir à 9h pour m'expliquer que Mme L lui était tombée dessus, qu'elle avait crié sur son fils et l'avait insulté devant tout le monde, et que c'est pour cette raison qu'il pleurait maintenant.

Je me suis donc efforcée de consoler le petit garçon, en lui assurant que tout cela n'était pas grave et en lui faisant voir que nous allions bien nous amuser à cette nouvelle sortie.

Après ça, on se prépare à partir au théâtre, la gamine fait n'importe quoi : elle court, pousse, bouscule, refuse de se ranger et finit par être grossière. Donc je la punis, parce que je suis légalement responsable de la sécurité des enfants et que je refuse de prendre sur moi la gestion, dans la rue, au milieu des voitures, des pervers potentiels et des crottes de chien de 22 élèves ET d'une gamine qui n'arrive plus à se maîtriser.

C'est mon droit, et je suis seule juge de la situation.

Sur le chemin du théâtre, non loin de l'école, nous avons croisé Mme L qui se cachait dans les buissons pour ne pas que sa fille la voie et soit « perturbée » (selon ses termes).

Oui, elle espionne sa gosse, on a l'habitude.

Ne voyant pas sa fille, elle m'a interrogé du regard, et je lui ai expliqué qu'A ne s'était pas comportée correctement, et que comme je l'en avais prévenu, j'avais pris la décision de ne pas l'emmener.

 

Et bah, qu'est ce qu'elle a fait ?

Elle est allée à l'école, a menti au directeur et a récupéré sa fille, parce qu'elle n'était pas d'accord avec ma décision.

Non vous ne rêvez pas.

Et même qu'au téléphone, un peu plus tard, elle m'a soutenu qu'elle avait effectivement fait ça parce qu'elle n'était contre la punition, mais que ça ne remettait pas en compte mon autorité.

 

Et après avoir récupéré sa gamine, sans jamais m'avoir parlé, et donc sans réellement connaître les raisons de ma décision, elle s'est empressée d'appeler mon inspecteur et les associations de parents d'élèves pour crier au scandale.

Soit disant qu'ils abondaient tous dans son sens pour dire qu'il était inadmissible de priver un élève de sortie sous prétexte de grossièreté.

Ce qui n'est pas ce que j'ai fait.

Et ce qui n'est pas forcément vrai, parce que l'inspecteur m'aurait surement demandé ma version des faits depuis... Enfin j'espère... Il est chelou...

Elle a aussi saoulé le directeur pendant au moins une heure, mais là, pas de chance, il a totalement confiance en moi, et surtout on nous la refait pas.

A plusieurs reprises, elle a essayé de nous manipuler en l'appelant pour me casser du sucre sur le dos, puis en se plaignant de lui auprès de moi. Genre à une heure d'intervalle. Comme si on se parlait pas. Nous on a bien ri, mais elle, elle a pas arrêté.

Bref, j'avais prévu de l'appeler parce que j'avais pas apprécié qu'elle agresse le petit garçon le matin, et que maintenant je voulais essayer de désamorcer le truc qui commencer à prendre des proportions pas possible.

Purée ! Une heure vingt à l'écouter, prise sur ma pause déjeuner. Je peux même pas transcrire le gloubi-boulga de n'importe quoi qu'elle me sortait.

Ca allait de « de toute façon, dans votre classe c'est le bordel, j'ai rien vu, mais je sais »

à « je suis d'une famille de l'ancienne aristocratie italienne, j'ai fait des études, ce ne sont pas mes valeurs »

en passant par « oui, en octobre, on a accusé ma fille d'avoir renversé un yaourt, c'est pas elle, je le sais, vous avez décidé de vous acharner »

par " vous aussi vous avez les cheveux longs, vous vous rendez bien compte, on a mutilé sa féminité"

et par "vous lui avez fait du mal inentionnellement, maintenant elle fait une crise d'angoise et d'hystérie, elle est prostrée sous le lit à pleurer toutes les larmes de son corps".

 

Mais surtout, selon elle et dans les circonvolutions de son esprit malade, la maman du petit garçon m'avait agressée, elle était témoin; et elle m'avait humilié devant mes collègue et mes alèves. Et que c'est pour me venger de ça que j'avais puni sa fille si injustement. Parce que j'étais dans un "état psychologique instable".

Et dire que j'étais sacrément de bonne humeur ce matin là, et que jusqu'à ce point du coup de fil, je prennais le truc de façon super détachée...

J'étais partie pour lui expliquer que le chewing-gum et la punition n'avaient aucun rapport et calmer le jeu, mais à un moment, ça a suffit, alors j'ai répliqué. Et je suis très très bonne pour casser les gens, pas méchamment, et toujours poliment, mais très fermement et en leur mettant leur connerie sous le nez. C'est un de mes super pouvoirs.

Alors elle a pleuré.

Mais avant de raccrocher, elle m'a assuré qu'elle engagerai des poursuites et qu'elle irai jusqu'au bout.

C'était pas le but de la faire pleurer mais faut pas me marcher sur les pieds trop longtemps. C'est pas une bonne idée.

Nan mais ça va à un moment de dire n'importe quoi et de remettre en cause des personnes et leur travail sans preuves.


 

 

Est-ce que je dis que la gamine a tous ces problèmes parce que sa mère est barge et qu'elle la rend folle ?

Non.

Je n'ai pas de preuves.

Et je ne dis pas non plus qu'elle s'est sortie d'une accusation de maltraitance psychologique en faisant jouer ses relations, mais qu'en attendant, elle ravage complètement sa gosse.

Non non.

Je n'ai pas de preuves.

J'en cherche hein, activement même, mais j'en ai pas.

Donc je ne le dis pas.

 

Et en attendant, c'est moi qu'on accuse de je ne sais quoi.

C'est moi qui dois me constituer un dossier détaillé pour me justifier d'avoir fait mon boulot.

C'est moi qui doit contacter mon assurance pro et leur avocat.

C'est moi qu'elle a décidé de faire chier.

 

Et attendez de lire la suite ...

 

par Nama publié dans : Tautologie communauté : La communauté pédagogique
ajouter un commentaire commentaires (9)    recommander
Jeudi 22 mai 2008

Bon alors voilà, en dehors des plans culs moisis mais drôles, dans ma vraie vie de fonctionnaire feignasse qu'est toujours en grève ou en vacances, j'ai des soucis.

Mon travail, je l'aime, et je m'y consacre un max. Un peu trop sans doute. Je suis pas avare de mon temps, de mes sous ou de mon implication. Parce que je l'aime, parce que c'est important et parce que j'ai la responsabilité de tout plein de futurs êtres humains.

Et évidemment, c'est pas simple.

Faut les gérer tous les petits n'enfants et tous leurs parents.

Humainement, c'est pas toujours facile.

 

Mais je m'en sors pas trop mal, faut  bien dire, avec le public que j'ai et dans les circonstances qui sont les miennes. Et tout plein de gens sont d'accord avec ça. Ca fait plaisir. Evidemment, certains parents ou collègues ont du mal avec ma personnalité, mes méthodes ou ma tronche. Et c'est très bien.

Mais là, je me trouve très très fort dans le caca à cause d'une folle hystérique.

Je suis dans mon bon droit, j'ai fait aucune boulette, j'ai même pas torturé son enfant. C'est dire !

Mais cette dame est très procédurière, elle a des amis très très haut placés qui l'ont sortie de situations désespérée.

Bref, elle a le bras long et elle est partie pour me foutre un procès au cul.

Oui, rien que ça.

Pour quelle raison me demanderez-vous ?


...

 

J'ai puni sa fille.


...

 

Oui, c'est très très grave hein....

Mais elle peut me faire très très chier...

Et elle est très très décidée.

 

Du coup, j'ai passé la semaine en contact avec les syndicats et mon assurance professionnelle pour couvrir mes arrières.

Le récit de cette histoire fait 5 pages, donc je vais vous l'épargner ;

En plus c'est vraiment pas intéressant.

 

A la place, je vais vous coller les lettres qu'elle m'a envoyé.

Vous pourrez peut être comprendre l'histoire.

Ou pas.

Mais assurément, vous verrez que c'est une folle furieuse.

 

Phote d'ortogrfe ainkluses biensures

 

Chère Mademoiselle,

Ce petit mot afin que vous sachiez que les glaçons, n'auront, malheureusement pu venir à bout du chewing-gum. On a tout essayé, même en appelant notre coiffeur...

A, a énormément souffert, car pour lui épargner quelques très longues mèches, il a fallu, TIRER FORT, sur le chewing-gum, quasi indécollable de sa chevelure. Nous avons dû coupé une mêche épaisse sur toute sa longueur (50 cm). Ce qui lui laisse un trou béant dans sa « crinière » !

Ça va t'en rajoutes pas trop là ? « trou béant », « crinière »

Si elle s'était pas fourré la tresse au fraise-citron hein...

Cet incident, malencontreux, lui aura coûter. A notre famille aussi.

Ouais, la famille a dû envoyer des tas de cartes de condoléances, après l'annonce de la catastrophe au journal de 20h. Pauvres arrières grands-tantes, elles s'en remettront vous pensez ?

Au regard, de la note que vous m'aviez fait dans ce même cahier le 7/09/2007 le règlement reste en vigueur pour tous.

Oui les chewing-gums sont interdits, on se demande bien pourquoi d'ailleurs, c'est vraiment bizarre comme règle...

Je connais bien Mme K, l'accompagnatrice de la sortie, qui selon ma fille a distribué les chewing-gum. Je ne la responsabilise pas, car elle ignorait, et ignore que ma fille en a fait les « frais ». Maintenant, le règlement reste applicable à tous. Et il serait juste de le lui rappeler également, afin que ce genre d'incidents ne se reproduise plus.

Comme toi, connasse, elle a lu et signé e règlement de l'école en début d'année. Et ouais, en sortie, je surveille ta progéniture, pas les parents qui nous accompagnent. Etonnant non ?

Je comprends votre position.

Quel bel exemple d'antiphrase dis donc !

Nan mais tu voudrais quoi, que je lui mette un zéro de conduite à la maman, que je lui donne des lignes à copier, que je convoque ses parents ? Elle a vu qu'elle avait fait une boulette, a essayé de réparer, était toute désolée, j'allais pas la mettre au piquet...

Mais le mot que vous m'aviez adressé le 7/09/07. Ne me faisait pas de « cadeau » non plus.

J'ai vérifié. C'était 3 jours après la rentrée :

« Madame, les chewing-gums sont interdits à l'école, comme spécifié dans le règlement intérieur que vous avez signé. Merci de ne plus en donner à votre enfant pour son goûter. »

Hou là là, vraiment oui, chuis cro cro méchante !

Même, si je ne suis pas accompagnatrice... A, a été affectée... No comment, supplémentaire.

Bon, là si quelqu'un comprends...

Quand à V, le copain qui lui a, selon A collé le chewing-gum « délibérément ». Je ne manquerai pas d'en dire « 2 mots » à sa maman.

Oui bien sur, tout ce que dit ton enfant est parole divine, et le copain, il s'en est fourré plein les cheveux aussi juste pour le fun...

Très cordialement.

PS : Vous remerciant de votre compréhension.

Oui merci aussi.

C'était super.

Tu reviens quand tu veux.


 


Une mère d'élève donne du chewing-gum à des gamins. Ils s'en tartinent les cheveux. C'est con. Mais c'est des enfants. Le chewing-gum dans les cheveux, toutes les filles y ont eu droit, c'est pas rigolo, ok.

Enfants grondés. Parents prévenus. Affaire classée.

 

Comment cette histoire absolument banale et inintéressante peut-elle finir en procès qu'on se demande...

C'est ce qu'on verra au prochain épisode (parce que c'est déjà très très long).

Et non, pas d'erreur, personne n'a été puni jusque là...

par Nama publié dans : Tautologie communauté : La communauté pédagogique
ajouter un commentaire commentaires (7)    recommander
Mercredi 21 mai 2008
Oui, une fois n'est pas coutume, ça va parler kékette ici.

Or donc, étant fort célibataire de ma personne, j'ai rencontré il y a quelques jours un monsieur par l'Internet, cet outil du Diable.

Causerie virtuelle pas très intéressante, mais suivie d'une invitation à prendre un verre.

Et moi, pas bégueule, j'accepte, parce que bon, savoir si y'a feeling ou pas par les tuyaux du net, c'est pas facile.

 

Le gens arrive un peu en retard, mais y'a du bon boire, et on papote gentiment. Arrive le moment où il propose le dernier verre chez lui.

 

Et moi je suis pas une femme du monde.

Loin s'en faut.

Je veux juger sur pièce de si je perds mon temps où pas.

Non mais!

 

Et puis on sait bien pourquoi on est là hein, faut pas se voiler la face.

Je le suis donc.

 

C'est là que ça va commencer à être intéressant.

Oui parce que jusque là, je sais bien...

rien de transcendant...

pour mon non plus figurez vous

 

 

Bref, dans l'escalier, le sieur explique nerveusement que oui bon, faut pas faire attention, c'est chez ses parents, son appart à lui est en travaux, il attend de déménager, tout ça...

En effet, la déco néon dans la gueule, buffet en chêne massif, grosses cigales au mur et nappe provençale, ça m'a surpris.

Mais pas plus que la suite.

J'ai suggéré qu'il pouvait peut être trouver un éclairage plus approprié que le néon pour cacher ses horreurs avant qu'un pu verdâtre me sorte par les yeux et que je finisse définitivement aveugle.

Alors il s'est efforcé de créer une atmosphère plus propice.

Il a baissé la lumière et, déclarant « je mets un peu de musique d'ambiance » a allumé la télé sur FUN TV.

 

oui...

 

J'avais déjà le cul sur le canapé en simili-qui-colle-des-parents, alors c'est les bras qui m'en sont tombés.

 

Mais c'était pas très grave parce que c'était pas à mes bras qu'il s'intéressait.

 

Comme il s'intéressait beaucoup et que le carrelage blanc et froid du salon m'excitait pas plus que ça, j'ai entrepris de l'entrainer dans la chambre.

 

Mais là, il a paniqué, parce que c'est dans la chambre de ses parents que je l'emmenais.

Gourde que j'étais, j'avais oublié qu'il était pas chez lui et que c'était pas lui l'adulte ici.

En tout cas y'en a encore pour qui le lit parental est un sanctuaire.

C'est bien.

Ou pas.

 

Parce que du coup je me suis retrouvée dans sa chambrette à lui.

Le pc, la télé, les trois consoles, des manettes et des câbles partout au sol.

17 ans quoi.

 

Et surtout un poster de Tom et Jerry dans un beau sous verre au dessus du lit.


Mais bon, puisque j'étais là, fallait bien que je pousse l'investigation jusqu'au bout.

Otis Redding a succédé à fun tv.

Ca a aidé.

 

Au comble de l'embrasement, l'individu entame une parade d'approche qui a peut être cours dans une lointaine galaxie mais inconnue de moi.

Ça consiste à étaler de la bave sur le menton, les joues, le nez à coups de langue tout en frottant activement le membre viril à travers le jean, attention c'est très important, et contre la cuisse de la demoiselle.

 

Très vite, j'en ai eu marre de ces conneries, mais lui ça avait l'air de bien lui plaire.

Comme j'ai eu l'occasion de remarquer plus tôt que le personnage avait ce qu'on appelle communément une grosse bite de bâtard, je lui ai prêté ma cuisse un moment.

Et puis je me suis dit que si je prenais pas les choses en main, ça pouvait durer longtemps cette histoire et que j'allais vite m'ennuyer.

Et finir par remarquer de nouveau Tom et Jerry qui nous dardaient de leur regard concupiscent.

 

Ce qui fut fait.

Pas remarquer Tom et Jerry hein, prendre le commandement des opérations.

 

Mais ô combien je me trompais.

Ça n'a pas du tout duré longtemps.

 

Je me rappelle que deux pensées fulgurantes m'ont traversé à ce moment là:

1: « Quoi? Déjà?! »

2: « Alors c'est ça « précoce »? »

Après réflexion, non, j'imagine que la précocité c'est quand même pire que ça...

 

 

Mais j'ai pas eu le temps d'y réfléchir longtemps, parce que le guignol a fait la déclaration du siècle:

« Ouais bon, c'est ta faute aussi, t'as fait des trucs de fou! »

Si ça c'est pas l'excuse la plus minable du monde, je sais pas ce que c'est.

 

Comme il a senti que j'allais exprimer quelques récriminations, il s'est empressé d'ajouter:

« Oh et puis c'est pas juste hein, vous les filles vous pouvez avoir plusieurs orgasmes de suite, nous il nous faut du temps pour nous remettre, on peut pas recommencer tout de suite hein! »

Vous imaginez pas comme j'ai dû lutter pour pas lui faire remarquer que moi j'en avais pas vu a queue d'un là!

Oui j'ai lutté parce que je susiune pintade gourdasse et parce que  je perdais pas de vue la lance à incendie impressionnante (oui, il est pompier, fallait bien la placer à un moment celle là, c'est fait, merci).

 

Complètement incrédule, j'ai surtout cru que c'était de l'humour.

Eh ben non!

Il a sorti ça avec la plus grande sincérité.

Et j'ai enterré mes derniers espoirs que le gus sache se servir de son outillage ou du reste. Apparemment, prendre son pieds y'en a que ça le rend manchot aussi...

 

 

Frappée de stupeur, j'en étais encore à essayer de bien comprendre comment on avait pu glisser dans la dimension parallèle de l'absurréalisme.

Le lèchage de menton, Tom et Jerry, l'amoureux de son jean, les trucs de fous, la limitation d'une érection par tranches de 48 heures....

 

Quand soudain, on est montés d'un cran dans l'aberrant: il a allumé sa clope et a mis Cauet.

Et il a ri.

Puis il m'a dit qu'il avait trop adoré « Bienvenue chez les Chtis ».


 

C'est là que je me suis rendue comte que tout ça était fantastiquement drôle.

C'était tellement improbable cette accumulation:

Le lèchage de menton, Tom et Jerry, l'amoureux de son jean, les trucs de fous, la limitation d'une érection par tranches de 48 heures, Cauet et les Chtis....

 

C'est pas formidable franchement?

 

Nan mais ça peut pas exister des trucs pareils, c'est trop énorme.

Alors je me suis mise à rire.

Pas toute seule, puisque je vous rappelle que lui il riait aux vannes de Cauet.

Même pas j'étais frustrée ou énervée ou navrée tellement je trouvais ça drôle.

 

 

Soudain, il y a eu une fulgurance, il est sorti de sa gaité cauétienne, et moi de mon fou rire halluciné.

N'allez pas croire qu'il allait remettre ça hein.

Bien sur que non.

 

Il a demandé:

« Comment ça s'appelle ça?

_ tu te fous de ma gueule?

_ nan comment ça s'appelle?

_ c'est pour rire?

_ ben nan

_ .... des bas ...

_ ha, bah c'est pratique et c'est plutôt joli en fait.

_ .... c'est pas tout ça, mais je vais y aller moi... »

 

 

En fait, j'ai détourné un mineur, je ne vois pas d'autre explication...

ou niqué un extra terrestre...

ou c'était un de ces cauchemars drôles, vous savez...

ou les trois...

 

Alors maintenant la question, c'est de savoir si jouer à la vieille initiatrice qui apprend des choses à un garçon à l'outillage prometteur, certes, mais qui connait rien à la vie, c'est drôle où si je vais juste me faire chier...

A votre avis?


PS: vous l'aurez compris, ou eut être pas, l'individu détourné susmentionné a la trentaine hein...

j'aime pas les enfants de toute façon!

par Nama publié dans : Hystérologie
ajouter un commentaire commentaires (13)    recommander
Lundi 12 mai 2008
Jamais deux sans trois qu'il paraît.

Gagné.

 

Tout à l'heure, vers 14h du matin, j'ai entrepris de mettre la musique bien fort et de mettre du soin dans mes cheveux.

Oui j'ai une vie vraiment palpitante, je sais.

 

Tout se passait bien jusqu'à ce que la musique s'arrête brusquement.

Du fond de ma douche, en plein rinçage laborieux, je grommelle en me disant qu'il y a encore une couille dans le moisi.

Ça fait juste des mois que j'attends le passage d'un électricien suite à un dégât des eaux qui a tout moisi mon chez moi. J'attendais justement l'ouverture de la poste pour envoyer mon recommandé de fille très fâchée.

Bref, une fois sortie de la douche, je m'aperçois que c'est pas que dans la chambre que l'électricité est coupée.

Plus rien nulle part.

Nada.

Rien à essayer du côté du disjoncteur, le compteur ne tourne même plus...

 

Et bien entendu, j'ai fait des courses, le frigo est plein pour une fois. Bonjour salmonelle!

Ha oui, et j'ai plus de chiottes non plus tiens! Ça c'est la classe!

Et puis je vais très vite mourir de faim à ce rythme là.

 

Alors je farfouille pour trouver une vieille facture de nos amis d' EDF et j'appelle leur numéro dépannage. Après les messages de la voix de robots et d'attente d'usage, enfin, un être humain me répond.

 

Et là, le monsieur, il me pose la question conne. Celle que quand tu l'entends, tu te dis que t'es vraiment débile de pas y avoir pensé:

« Et la coupure, elle est que chez vous ou chez les voisins aussi?

_ Humm, ben comment, dire.. j'ai pas vérifié....

_Bon, ben allez sonner chez vos voisins quoi!

_ C'est à dire heuuu chuis à moitié à poual connard ouiiii d'accord...."

 

Et me voilà sur le palier, le portable à l'oreille, la serviette autour des nénés, donc à raz du dévouement et le cheveux dégoulinant, à semer des gouttes partout.

Évidemment, je comptais pas aller sonner chez mes voisins comme ça hein.

Je pensais éviter le truc en voyant si la lumière de l'escalier fonctionnait.

Et je me croyais bien maline.


 

 

Au moment où j'appuie sur la minuterie, s'ouvre la porte de mon voisin fantôme, celui qu'on sait qu'il existe mais qui est invisible depuis les 5 mois où il habite là.

Et dans le quart de seconde qui suit, s'ouvre la porte de l'autre voisin. Mais y'avait pas de voisin là!

Apparemment, le fils ingrat de la vieille dame partie en maison de retraite a investi les lieux.

 

Et il a décidé de sortir sur le palier à ce moment là, bien sûr.

En même temps que le voisin fantôme.

À l'instant où je suis preskapoil sur le palier.

 

Pour le coup, je l'ai eu eu ma réponse à la question de monsieur de l'EDF.

Oui, chez eux aussi, l'électricité était coupée.

Non, la minuterie ne s'est pas allumée.

Oui, j'ai poliment dit bonjour à mes deux nouveaux voisins.

Et non, je ne leur ai pas montré mon cul pour dire « à la prochaine » dignement.

 

par Nama publié dans : Hystérologie
ajouter un commentaire commentaires (8)    recommander
Mercredi 7 mai 2008
Suite à l'histoire du cube maudit, j'ai donc déclaré un accident de travail, assorti d'un arrêt de travail.

Déjà, il a fallu pas moins de 50 coup de fils pour savoir à qui envoyer la paperasse, et encore, j'ai pas tout envoyé comme il fallait.

En plus, j'ai été confronté à l'absurdité d'un système qui, quand tu peux pas te déplacer, voudrait que tu retourne bosser pour faire tamponner un papier, et revenir chez toi après, et là seulement, tu auras le droit d'aller chercher les médicaments adéquats à la pharmacie.

 

Eh bien cette fois, j'ai reçu une convocation.

Oué une convocation, genre « jette ton arme, tu es cerné, alors rends toi! »

bon, y'avait aussi une lettre pour réclamer un papier que j'avais déjà envoyé, mais ça, on a l'habitude...

Donc quand même ils avaient l'air un chouilla énervés, les gens de l'éducation nationale:

 

L'inspecteur d'académie,

directeur des services départementaux

de l'éducation nationale du Val de Marne



à Nama Moi-même De Moi

s/c son directeur d'établissement


avec envoie d'une copie au domicile



Objet: Votre accident de service survenu le 31/03/2008


CONVOCATION

oui oui, écrit en gras, en majuscule et souligné, rien que ça!


Je vous prie de bien vouloir vous présenter devant

Monsieur le Docteur Raymond Chablabla (généraliste)

le 06/05/2008 à 11h30

munie de la présente convocation et impérativement des pièces médicales vous concernant.

en gras et souligné, le « impérativement »


Je vous précise que si vous ne vous présentez pas au rendez-vous fixé, le montant de vos indemnités recouvrant la période d'arrêt maladie ne vous sera pas versé.


Je vous informe qu'aucune suite ne pourra être donnée à votre dossier tant que je ne serai pas en possession du rapport d'expertise.


Quelque chose me disait que c'était pas une bonne idée de sécher le rendez-vous, alors je m'y suis pointée, me demandant bien ce qu'il allait pouvoir voir d'une entorse, 5 semaines après l'accident...

 

 

Et j'ai pas été déçue du voyage.

Mon arrivée dans le cabinet du médecin mandaté m'a laissé sans voix.

Entrée et salle d'attente dans les standards médicaux: c'est blanc, un peu spartiate, ça sent le gens malade, et t'as une chaise en plastique pour poser ton séant.

Mais une fois entrée dans la salle d'examen, j'ai été soufflée:

total look savoyard!

Lambris en pin recouvrant absolument chaque centimètre carré de mur, rosette au plafond, petits rideaux rouges à carreaux blanc et froufrous en bordure et chaise en pin, évidement,

Le bureau immense en pin ressemblait à une vieille tale de ferme.

 

Je suis restée plantée là, bouche ouverte, les yeux écarquillés qui ne savent pas où se poser.

Et ça a duré longtemps, parce qu'en fille bien élevée, j'attends qu'on me propose de m'asseoir.

Mais faut croire que les médecins ne sont plus des gens bien élevés, parce qu'il ne m'a pas calculée, plongé qu'il était dans la paperasse de mon dossier.

J'ai fini par m'asseoir de mon propre chef, une fois ma stupeur un peu passée.

Mon regard allait sans arrêt du médecin à la table d'examen, parce qu'ils ne cadraient pas du tout dans le décors, mais que ni l'un ni l'autre n'avaient l'air de s'en rendre compte.

 

J'ai donc décidé de faire comme eux, et j'ai essayé de me convaincre que oui, tout était parfaitement normal.


Donc le docteur, il fallait qu'il m'ouvre un dossier, alors il a commencé à me poser tout plein de questions indiscrètes.

Genre quel âge j'ai. Ben j'ai pas su lui répondre, c'était la honte. D'abord c'est un truc que j'oublie toujours, et en plus, cette gourdasse de Gallïane m'a mis le doute la dernière fois.

Après il a demandé si je savais ma taille et mon poids. J'ai répondu que non, que ça m'intéressait pas.

Mais lui, ça l'intéressait fichtrement, alors il a voulu me foutre sur sa balance. Je me suis défendue que ça avait aucun rapport avec l'entorse ça, et que je voulais pas savoir. Mais j'ai quand même dû monter sur la toise et passer sous la balance. A moins que ce soit l'inverse.

Et je ne lui dis pas merci, même si il s'est courtoisement abstenu de tout commentaire.

La bonne nouvelle, c'est que contrairement à mon impression, je n'ai pas fait pop-corn pendant mes trois semaines de canapé forcé.

La mauvaise nouvelle, c'est que ça fait des mois, sinon des années que j'ai cette silhouette là sans m'en être rendue compte.

Bref, les chiffres ça pue du cul, mais c'est pas grave, je vais bientôt les oublier...

 

 

Ensuite, le médecin courtois, il a voulu que je lui déballe l'arbre généalogique des maladie de mes ancêtres. Et il a été servi.

 

Après m'avoir tâté le dos, il a été d'accord pour dire que ma cheville était guérie, et comme je contestais pas, il a clos le dossier d'accident du travail.

Mais toujours aucune allusion au décors.

 

J'ai jeté un coup d'œil à la pièce avant de partir, pour bien m'imprégner de ce voyage dans un chalet savoyard chez un docteur de banlieue parisienne.

C'était ma matinée incongrue et c'était vraiment très intéressant.


 

par Nama publié dans : Hystérologie communauté : Blogs de oufs
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Dimanche 4 mai 2008

Tchernoville porte bien son nom.

 

Le soleil de Tchernoville surtout.

 

Il doit y avoir des radiations hyper radioactives là bas.

 

Parce que j'en suis revenue non seulement avec un ordinateur tout neuf qui va à la vitesse de la lumière et qui ne joue pas à faire écran noir toutes les dix minutes (merci monsieur Elienaï) ou avec le ventre plein du porc au caramel de madame Gallïane, mais surtout avec une monumentale allergie au soleil.

 

Alors que je suis très soigneusement restée à l'ombre, pour protéger ma petite peau fragile, la pute!

J'ai même pas mis un début de bout d'orteil au soleil bordel!

 

Les bras et le décolleté couverts d'une myriade de pustules rouges qui grattent à mort.

Un teint de homard sur ce qui était anciennement mon visage.

C'est trop laid.

Et ça fait mal.


 

 

Sur les bras c'est un peu parti.

Pas sur les nichons.

Bien sur.

 

Voilà ma mochitude du nichon, ma défiguration poitrinale, mon giron frelaté, ma mamelle diforme:

 

Répugnant n'est-il pas?

 

 

Alors quoi, c'est une punition divine pour dire qu'il faut que j'arrête de déballer mes roploplos à tout bout de champs?

Un avertissement avant de me changer définitivement en vampire, de fuir l'ail et le soleil sous peine de fondre?

Une invitation à aller vivre au delà du cercle polaire, là où il fait nuit 10 mois par ans?

par Nama publié dans : Hystérologie communauté : J'ai 30 ans et alors?
ajouter un commentaire commentaires (15)    recommander




Sur ma table de nuit

Robert Bloch
Le crépuscule des stars
toute la démesure et le baroque du véritable age
d'or du cinéma, une épopée d'Hollywood!
le monde mythique des stars du muet confrontées
à l'arrivée du parlant
particulièrement bien écrit par un pote à Lovecraft,
un petit peu auteur de Psychose...

Soulman
Comme un papillon
touchante bd

Rémy Fuentes
Strip-Tease

toute l'histoire du genre
des gommages fin 19ème,
aux clubs pourris de Vegas,
en passant par le burlesque
avec tout plein de magnifiques photos
et d'annecdotes documentées sur le neuvième art

Dennis Lehane
Sacré
peut être un cran en dessous des autres,
mais à lire pour la fin, magnifique de sadisme

Dennis Lehane
Ténèbres, prennez-moi la main
toujours Boston, la mafia et un
 tueur en série sadique au possible
ça va de plus en plus loin dans l'horreur
c'est bon!

Dennis Lehane
Un dernier verre avant la guerre

Boston, guerre des gangs, racisme,
pédophilie et haine crasse

Neil Gaiman
Anansi boys

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network -