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Symploque

Jeudi 28 août 2008

Bon, hé, les gens, c'est pas tout ça de se gausser de ceux qui aiment pas les clowns terroristes, qui flippent de la sonnette et oublient leur culotte.

Faudrait voir à se culturationner un peu.

 

Et tu fais quoi l'été, quand il ne pleut plus dans ton salon mais que t'es quand même un peu fatiguée parce que t'es obligée de travailler ?

Ben tu loues des films.

Et tu comble des lacunes cinématographiques.

Le pré-code, je suis ultra fan, j'en avais déjà parlée.

Pour résumer (parce que je sais que tu ne cliques pas, lecteur paresseux, on me la fait pas à moi !) :

Le code Hays, c'est un code de censure très détaillé, de la taille du décolleté  au bon goût auquel on est tenu quand on entre-aperçoit la chambre à coucher, et qui fut appliqué à partir de 1934.

En gros, dans les films, on n'a plus droit au sexe, aux crimes, à l'adultère, à la grossièreté ou à la violence...

Autant te dire qu'on s'éclate après 1934.

Alors oui, c'est intéressant de voir quelles trouvailles Hollywood a dû dénicher pour contourner le code.

Mais c'est aussi bien marrant de voir les films hyper « osés » qui ont déchainé la fureur des ligues de vertu et abouti à l'application de ce code de morale.

Le pré code donc.

Et les débuts du cinéma parlant, ben ça t'étonnera pas, c'est que du cul et de la violence.

Tout pour plaire, faut pas le nier.

Bon, ok, c'est du cul et de la violence d'il y a cent ans. Mais quand même quoi !

 

 

 

Donc, un que tu vas pouvoir trouver pas trop difficilement, c'est le Dr Jekyll et Mr Hyde, de Rouben Mamoulian, 1932.

Et nan, j'ai pas choisi celui là parce que y'a du docteur dedans

ou qu'il a été fait par un russe, tu as vraiment l'esprit mal tourné, gens.

 

Alors déjà, la scène d'ouverture te laisse sur le cul, parce que c'est juste un peu le premier traveling subjectif de l'histoire du cinéma.

Tu es Jekyll et tu te découvres dans le miroir.

1932 je te rappelle !

Et pareil pour la scène de transformation en Hyde, bien sûr.

 

 

C'est tout plein d'effets visuels et sonores inédits, de jeux de miroirs et de plans audacieux...

Par exemple, pour les split screen, Djack Boweur n'a rien inventé quoi.

 

 

A part ça, pour la première adaptation de Jekyll et Hyde au ciné parlant, Mamoulian propose une relecture sexualisée du mythe (haaaaa, tout de suite, je vois que ça t'intéresse plus hein!).

Le Jekyll du début est porté par une noble révolte contre la morale sexuelle. Ça le saoule de devoir attendre pour niquer sa fiancée et de pas pouvoir rouler une pelle à une inconnue.

Jusque là, on est bien d'accord, tu dis bravo

et tu l'encourages dans ses théories novatrices, le docteur.

 

Bon, on est quand même en 1932, alors libérer son côté wild, ça lui fait un peu tuer des gens, au gars...

Mais quand même, l'idée est là quoi !

 

Et pi aussi y'a des effets spéciaux qui sont pas ridicule, et c'est à souligner, parce que souvent, ça vieillit mal.

Bon après, moi je suis habituée à l'esthétique des films à peine parlants, vous allez peut être trouver ça ridicule, vous, mais j'men fout...

 

 

Les acteurs sont plutôt très bons, au point de gagner un oscar pour Fredic March, et de me faire croire à une scène de « je t'aime donc je te quitte ».

Faut être super fort pour ça, et j'ai été toute émue, alors c'est pas peu dire qu'ils sont bons!

 

 

 

 

Et surtout, il y a une scène d'un érotisme torride :

Le fameux enlevé-de-jarretelle de Miriam Hopkins!

 

Tu peux zapper la première minute, mais après, tout y est :

sauvetage de demoiselle en détresse, montrage de bas par inadvertance, "tiens, regarde, c'est là que j'ai mal", zieutage de haut en bas pour évaluer la marchandise, corsage subtilement déchiré, regard de braise, sourire ravi du monsieur, « profite de moi pendant que je m'évanouis », et autres shagasseries.

Et puis paf, à partir de 2.16, c'est strip-tease intégral !

 

 

 

 

Hééé ouais, il a été tourné intégralement, le strip-tease, mais y a un gros con qui est venu nous massacrer la bobine sous couvert de décence et de morale, alors on a juste une grosse cassure et une jolie dame toute nue sous sa couverture.

Mais heureusement, après le roulage de pelles, y'a un bout de nichon bien visible qui dépasse...

 

 

Haaaaaa cette jambe qui se balance au bord du lit

(avec une jarretière qu'on sait pas comment qu'elle est revenue là, hé hé... )

et cette petite phrase malicieuse du bon docteur

« I'll call that kiss my fee ! »

 

Ben voilà, moi j'adore,

épicétou.

 

 

Par Nama
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Lundi 3 mars 2008
y1phJjDeaJK_76t58JjL78FW2i1knTlGl_NGqTrLASIcjlK602cSR6Q29N7z5jnVtuewzeQ7aavIxM.jpg les vacances c'est bien connu, ça fait regarder la télé à pas d'heures
et bloquer sur des chaines du cable
et découvrir tout plein de trucs
et assouvir  sa passion des vieux films





j'ai donc déniché un cycle sur les pré-codes, et j'ai découvert le code Hays
un code de censure très détaillé , de la taille du décolleté  au bon goût auquel on est tenu quand on entre-aperçoit la chambre à coucher
appliqué entre 1934 et les années 60, il est absolument formidable d'hypocrisie et juste super drôle à lire!
cours.cegep-st-jerome.qc.ca/530-gjb-p.l/lecode.htm


même s'il est intéressant de voir comment Hollywood réussit à contourner le code, les films faits entre le début du parlant et l'instauration de la censure paraissent sortis d'une parenthèse enchantée :
des putes, de la drogue, des danseuses, ses filles qui se déssappent, qui jurent, qui blasphèment et qui ont de l'esprit;
délectation de l'adultère et du  meurtre et chambre à coucher suggestive
que du bonheur!



ft7b69p14j_00006.jpg


et en cherchant le code hays, je suis tombée sur la description de films énormes, parce qu'après, forcément, ça se lache dans le n'importe quoi:

Monster of Camp Sunshine de Ferenc Leroget en 1964, mélange de film d'horreur et de bande naturiste où le jardinier d'un camp de nudiste devenu fou après avoir bu de l'eau radioactive poursuivait les habitantes du camp, une hache à la main, avec un rictus démoniaque. L'intervention de l'armée (des images d'archives de la seconde guerre mondiale) rétablissait l'ordre.

Ilsa la louve des SS à l'origine d'une sorte de sous-genre du cinéma de sexploitation : des films mettant en scènes des nazis sadiques et obsédés sexuels.

Kiss me quick !, titré en France "La vie sexuelle de Frankenstein" nudie-monster où l'extraterrestre Sterilox de la planète Droopiter dans la galaxie asexuée de Buttless, est envoyé sur la Terre Le Grand Glom, souverain des Buttless, a entendu dire qu'il existe des créatures sur Terre nommées "femmes" qui "font des serviteurs idéaux, si vous les formez correctement.". La destination de Sterilox est le laboratoire du scientifique fou, le Docteur Breedlove, qui travaille depuis des années à créer la femelle parfaite, Sterilox, qui n'a jamais vu de femme, a l'occasion de voir défiler les créatures du scientifique et doit choisir celle qui remplira le mieux la tâche désirée...! "

House on a bare mountain (1962) de Robert Lee Frost, sorti en France sous le titre "Le vampire érotique". Le loup-garou, Dracula et Frankenstein espionnent une école de filles qui passent leur temps à se faire bronzer nues et à poser dans le plus simple appareil dans des classes d’art plastique. Finalement, les monstres envahissent l’école.

Please don't eat my mother de Carl Monson (1973). Henry Fudd a tout pour être heureux, il vit chez sa mère, et il a trouvé un endroit formidable pour mater de jeunes couples en train de faire l'amour. Il aime aussi les magazines de type "Playboy " et leurs posters. Mais voila quand il tombe sur une plante carnivore qui parle avec une voix langoureuse, il ne résiste pas : il l'achète, mais.. la plante désire de la chair fraîche... des mouches... Puis des grenouilles... Puis des chiens... Puis des femmes. Et elle commence à avoir des vues sur la maman adorée d'Henry.


ceux là, faut que je les vois!!!

et si j'ai toujours besoin de m'occuper en attendant le coup de fil de la banque, je ferai une petite liste avec peut être une courte description des films pré-code que j'ai vus...




Par Nama
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