Crimes, sexe, grossièreté, obsénité, blasphème et chambre à coucher

Publié le par Nama

y1phJjDeaJK_76t58JjL78FW2i1knTlGl_NGqTrLASIcjlK602cSR6Q29N7z5jnVtuewzeQ7aavIxM.jpgles vacances c'est bien connu, ça fait regarder la télé à pas d'heures
et bloquer sur des chaines du cable
et découvrir tout plein de trucs
et assouvir  sa passion des vieux films





j'ai donc déniché un cycle sur les pré-codes, et j'ai découvert le code Hays
un code de censure très détaillé , de la taille du décolleté  au bon goût auquel on est tenu quand on entre-aperçoit la chambre à coucher
appliqué entre 1934 et les années 60, il est absolument formidable d'hypocrisie et juste super drôle à lire!
cours.cegep-st-jerome.qc.ca/530-gjb-p.l/lecode.htm


même s'il est intéressant de voir comment Hollywood réussit à contourner le code, les films faits entre le début du parlant et l'instauration de la censure paraissent sortis d'une parenthèse enchantée :
des putes, de la drogue, des danseuses, ses filles qui se déssappent, qui jurent, qui blasphèment et qui ont de l'esprit;
délectation de l'adultère et du  meurtre et chambre à coucher suggestive
que du bonheur!



ft7b69p14j_00006.jpg


et en cherchant le code hays, je suis tombée sur la description de films énormes, parce qu'après, forcément, ça se lache dans le n'importe quoi:

Monster of Camp Sunshine de Ferenc Leroget en 1964, mélange de film d'horreur et de bande naturiste où le jardinier d'un camp de nudiste devenu fou après avoir bu de l'eau radioactive poursuivait les habitantes du camp, une hache à la main, avec un rictus démoniaque. L'intervention de l'armée (des images d'archives de la seconde guerre mondiale) rétablissait l'ordre.

Ilsa la louve des SS à l'origine d'une sorte de sous-genre du cinéma de sexploitation : des films mettant en scènes des nazis sadiques et obsédés sexuels.

Kiss me quick !, titré en France "La vie sexuelle de Frankenstein" nudie-monster où l'extraterrestre Sterilox de la planète Droopiter dans la galaxie asexuée de Buttless, est envoyé sur la Terre Le Grand Glom, souverain des Buttless, a entendu dire qu'il existe des créatures sur Terre nommées "femmes" qui "font des serviteurs idéaux, si vous les formez correctement.". La destination de Sterilox est le laboratoire du scientifique fou, le Docteur Breedlove, qui travaille depuis des années à créer la femelle parfaite, Sterilox, qui n'a jamais vu de femme, a l'occasion de voir défiler les créatures du scientifique et doit choisir celle qui remplira le mieux la tâche désirée...! "

House on a bare mountain (1962) de Robert Lee Frost, sorti en France sous le titre "Le vampire érotique". Le loup-garou, Dracula et Frankenstein espionnent une école de filles qui passent leur temps à se faire bronzer nues et à poser dans le plus simple appareil dans des classes d’art plastique. Finalement, les monstres envahissent l’école.

Please don't eat my mother de Carl Monson (1973). Henry Fudd a tout pour être heureux, il vit chez sa mère, et il a trouvé un endroit formidable pour mater de jeunes couples en train de faire l'amour. Il aime aussi les magazines de type "Playboy " et leurs posters. Mais voila quand il tombe sur une plante carnivore qui parle avec une voix langoureuse, il ne résiste pas : il l'achète, mais.. la plante désire de la chair fraîche... des mouches... Puis des grenouilles... Puis des chiens... Puis des femmes. Et elle commence à avoir des vues sur la maman adorée d'Henry.


ceux là, faut que je les vois!!!

et si j'ai toujours besoin de m'occuper en attendant le coup de fil de la banque, je ferai une petite liste avec peut être une courte description des films pré-code que j'ai vus...




Publié dans Symploque

Commenter cet article

Elienai 04/03/2008 20:54

J'ai déjà vu un porno-nazi (si si) c'est super louche.

Nama 04/03/2008 21:13

ha non, beurk!des nazis et des gens tout nus, ok, mais pas de peronnes atteintes de strabisme, yeuuurk...